21 mai 2011
21 mai 2011 06h00 | Par valérie deymes sudouest
À l'aube de la création
Le chorégraphe agenais d'origine chilienne, Camilo Arenas propose mardi sa première création.
Camilo Arenas s'est entouré de trois danseurs dont deux Lot-et-Garonnais. photo DR
Deux ans de préparation ou plutôt de gestation et le chorégraphe agenais d'origine chilienne, Camilo Arenas est prêt. Prêt à porter sur les planches du théâtre villeneuvois Georges-Leygues, mardi 24 mai, son spectacle « Valparaiso sous éclipse ». Deux années qui illustrent parfaitement le propos dansé du chorégraphe et des trois danseurs qui l'accompagnent dans cette aventure. L'aventure de la création. Car c'est bien de ça qu'il s'agit.
Qu'est-ce que la création ? « C'est comme une éclipse qui provoque des bouleversements et des métamorphoses. Il y a d'abord une idée qui jaillit puis on va la modeler sans pour autant savoir vers quel résultat on va tendre », souligne le jeune chorégraphe. Un mot sur une feuille blanche… Une note sur une partition… Une impulsion, un mouvement du corps dans l'espace… Et tout se construit… pas à pas, se remanie, se pense et transpire du créateur. Ici les danseurs subissent les effets de cette éclipse qui bouleverse l'ordre naturel des choses et entraîne des états de corps et des soubresauts de l'âme.
Le chorégraphe chilien a souhaité asseoir son spectacle sur Valparaiso, ville portuaire de son pays, le Chili. « Une ville métissée, confluence de différentes cultures, de différentes architectures. Et puis c'est la ville du poète, prix Nobel de littérature, Pablo Neruda qui lui aussi y a baladé son âme à la recherche de l'inspiration. J'ai pris ma caméra sur l'épaule et suis parti sur ses traces. J'ai filmé Valparaiso, ceux qui l'habitent, ceux qui y passent. J'ai enregistré également les sons qu'elle génère et les paroles de l'océan. »
Tordjman « au pinceau »Des images qu'il a confiées à Gabriel Tordjman laissant au réalisateur carte blanche pour créer… Créer un décor vidéo « pour prolonger le geste mais également pour créer des zones d'ombre et immortaliser le temps dans l'espace », écrit Tordjman, faisant glisser ses images tel un peintre son pinceau, sur une bande-son où l'on retrouve deux voix : celle de Neruda lui-même et celle de Violetta Parra, chanteuse et plasticienne originaire de Valparaiso.
Cette création de la Compagnie Hors Champ, c'est le théâtre villeneuvois qui a fait le pari de lui ouvrir sa scène avant même que la création n'ait abouti. D'ailleurs, Camilo Arenas ne tarit pas de reconnaissance, inscrivant son spectacle dans une démarche entamée depuis son arrivée en Lot-et-Garonne, il y a huit ans.
Une démarche de partage et de découverte de la danse contemporaine et de l'exigence qu'elle demande avec différents publics. C'est une nouvelle étape du travail de ce jeune chorégraphe qui sera franchie mardi…
« Valparaiso sous éclipse », mardi 24 mai à 20 h 30, au théâtre Georges-Leygues, à Villeneuve-sur-Lot.
19 mai 2011
24 Mai 2011 "Valparaiso sous éclipse"
24 Mai 2011 "Valparaiso sous éclipse"
24 MAI 2011 à VILLENEUVE SUR LOT France
Camilo ARENAS hors champ cie.
http://www.youtube.com/watch?v=dDgGTapaqXU
http://www.youtube.com/watch?v=HLOewKnWbLc
http://www.youtube.com/watch?v=dDgGTapaqXU
30 mars 2011
02 novembre 2009
"Valparaiso sous éclipse"
06 février 2008
Un artiste devant l’espace en blanc,
ce peut être une toile.
Une feuille en attente de la première ligne,
C’est le moment précis où tout doit recommencer.
Comme la première fois.
… La réflexion d’un chorégraphe à Valparaiso :
Une ville qui devient fantôme.
Assiégée par une éclipse qui ne la quitte pas.
Cette ville de marins venus d’ailleurs, de poètes
“Valparaiso sous éclipse”, c'est du quotidien ou du
banal insolite !
Peut-être est-ce pour dialoguer avec les morts ? (Pablo Neruda, Violeta Parra)
Peut-être est-ce pour évoquer l'étrangeté de fin du
monde de cette ville ?
Un lieu propice pour l'âme de Fernando Pessoa,
La nostalgie d'un temps suspendu,
Comme oublié …
Cette étrangeté si familière au moment où défilent les
idées comme
des ombres.
Nous pourrions aussi être dans une ville de province
française…
Avec
le besoin de découvrir “la première pierre”
La
première ébauche,
L’âme,
l’essentiel.
Tout ceci est impératif, n'importe où.
Nous
sommes dans un métissage mutant.
A
la fin d'un continent englouti par la cordillère.
Surveillées
par l'océan en limitant les escapades.
La
danse est une injure et une peinture,
C’est une matière épaisse et dense,
Rocailleuse
et délicate,
Parfois féroce.
Un
artiste, certes.
Mais
un artiste entre ici et nulle part....
Camilo Arenas











